27 avr. 2011

Les bénévoles du mois d'avril

Couverture des soubassements

Garde corps sur les escaliers.

Thomas

Yann et l'équipe des peintres (Enoch, Jean et Réginal)

Karim et Yann en bonne compagnie.
Ce mois-ci, Manu est reparti pour son second séjour sur le chantier. Il a attaqué l'habillage des soubassements des bâtiments et les garde corps des escaliers, ouvrages sur lesquels Thomas a repris la main à sa suite. Yann a quant à lui rejoint l'équipe des peintres sur le bâtiment 3. Tout comme Manu, Karim en est à son deuxième séjour.  Sur le chantier depuis trois semaines, il a terminé la pose des tôles et gouttières, et travaille maintenant avec Maxime à diverses finitions, en attendant l'arrivée du T1/11 pour clore le bâtiment 1.

18 avr. 2011

L'Hôtel Oloffson à Port Au Prince






Cette magnifique bâtisse a été construite au 19ème en tant qu'hôtel particulier par les Sam, une famille alors très influente à Port Au Prince (Tirésias Simon-Sam a été président d'Haïti de 1896 à 1902). En 1935, la famille Sam ayant essuyé quelques revers, la maison est louée par Walter Gustav Oloffson, capitaine dans la marine suédoise, qui la converti en hôtel et lui laissera son nom. En 1950, c'est Roger Coster, un photographe français, qui en reprend la gérance. Il en fait un lieu de villégiature fréquenté par des acteurs, des écrivains et des artistes de toutes provenances, et l'hôtel est alors surnommé le "Greenwich Village des tropiques". En 1960, l'hôtel passe aux mains de l'américain Al Seitz, et accueille régulièrement des personnalités telles que Jackie Onassis et Mick Jagger. A la mort d'Al Seitz en 1982, son épouse continue à faire tourner la maison, mais les temps se font durs : l'ère Duvalier entre dans sa période la plus sombre. Haïti n'est plus un lieu de villégiature, et l'hôtel tourne tant bien que mal en accueillant des reporters et des membres de l'aide internationale. En 1987, Richard A Morse prend la gérance de l'Oloffson. Il le restaure et instaure les jeudi de l'hôtel Oloffson, soirées au cours desquelles se produit son groupe de musique, RAM. Ces soirées ont toujours cours, et ont la réputation de réunir des individus de courants politiques très divergents.

12 avr. 2011

Le point sur le chantier en avril


Mise en peinture du bâtiment 2.

Couverture tôle du bâtiment 1.

Bâtiment 3.

En attente de T1/11 pour le bâtiment 1.
La mise en peinture du bâtiment 2 est en cours, la couverture tôle du bâtiment 1 également. Les habillages extérieurs du bâtiment 3 sont terminés, il est prêt à être peint. Nous sommes en attente du T1/11 pour les habillages extérieurs du bâtiment 1. La date de livraison du chantier a été estimée au 19 juin.

4 avr. 2011

Maxime, bénévole

Maxime.

Johnny dans la rue de sa case.

La case de Johnny.
Maxime est venu de métropole, bénévole pour deux mois de chantier. Etant donné la longueur de son séjour à Delmas, il réalise toutes sortes de travaux : couverture tôle, deck des sanitaires, case particulière pour Johnny (un des travailleurs haïtiens du chantier)…

23 mars 2011

Les bénévoles du mois de mars


Du 5 au 19 mars, Marie, Stéphane et Jean Baptiste, membres d'une entreprise en électricité de St Barthélemy, se sont relayés sur le chantier pour mener à bien des travaux de peinture. Ils se sont concentrés sur le bungalow 2. En plus de la mise en peinture de la charpente et des habillages extérieurs, afin de rendre ces deux salles de classe plus sympa, ils ont décidé, à leurs frais, d'en personnaliser la décoration intérieur : habillage en bois des parties basses des murs avec des motifs de couleur verte et pose de plaques de linoleum gris au sol. Cette initiative va peut être générer des vocations, nous sommes ouverts à toute proposition concernant l'aménagement des autres classes.

17 mars 2011

Cours de guitare sur le chantier


Gatien, bénévole de BKMH, parti sur le chantier en qualité de charpentier (voir ici le récit de son expérience à Haïti), a pu dispenser certaines de ses compétences d'un tout autre acabit à Delmas 31 : il a donné des cours de guitare, ici à Sœur Juliette (Gatien est le fondateur de l'école de musique St Barth Harmonie à Saint Barthélemy).

15 mars 2011

Tony, bénévole

Tony au travail.
Jean
Réginal
Le bâtiment 4 une fois peint.
Tony et les enfants pour le Carnaval.
Tony, peintre de Saint Barthélemy, est parti 10 jours. Avec Jean et Réginal, auquels il a préalablement dispensé une petite formation de peinture en bâtiment (préparation des surfaces, rebouchage des trous et aspérités au dap, mise en peinture, couche de finition…), ils ont entièrement peint le bâtiment 4, intérieur et extérieur.

14 mars 2011

Remerciements

Article paru dans le Journal de St Barth n°918.
Bay Kout Men Haiti remercie le Kiwanis Caudebec Mascaret pour leur don destiné à financer le mobilier de l'école.

11 mars 2011

Sébastien, bénévole

Sébastien, plombier de Saint Barthélemy.
La pompe et le réservoir.
Un poste lavabo.
Le bâtiment des toilettes.
Sébastien a finalisé le réseau de distribution d'eau des toilettes que Régis avait commencé : à l'aide de la pompe à main ci-dessus, on aspire l'eau de la citerne dans le réservoir noir situé sous la charpente des toilettes. Ensuite, douches et robinets sont alimentés par gravité depuis ce réservoir.

4 mars 2011

Couverture des bâtiments 2 et 4

Gigi, Manu et Pascal devant l'aéroport de Port Au Prince.

Pascal en action.

Manu au travail.

Le bâtiment 2 en cours de couverture.

La couverture terminée.
Mi-février, le container envoyé par le Lions club de St Barthélemy a enfin été livré sur le chantier quelques jours avant l'arrivée de Pascal, Gigi et Manu, trois nouveaux bénévoles.  Ils ont donc travaillé à la pose des tôles de couverture des bâtiments 2 et 4, ainsi que sur les finitions (installation de portes, de fenêtres, de gouttières…).

2 mars 2011

Récit d'un bénévole : Gatien





Routes défoncées, encombrées de tap-taps à l’agonie, de camions hurlants assurés de leur puissance, et de voitures, grosses japonaises aux vitres teintées embarquant un responsable sûrement très important, voire essentiel pour le pays, d’une organisation humanitaire.
Chacun à son volant est engagé dans une course mal définie, mais où tous les coups sont permis et où l’on s’inscrit obligatoirement à peine le moteur démarré.
Dans cette pagaille la plus complète, les piétons, humbles pions, tentent à leurs risques et périls de se déplacer.
La chaleur écrase la ville et ses habitants, un nuage de poussière et de pollution flotte en permanence dans l’air, s’insinuant dans chaque espace et couvrant toutes choses d’une couleur grise.
Vie simple, presque normale, au milieu des gravats toujours pas ramassés après ce 1er anniversaire du séisme, la population de Delmas, banlieue de Port Au Prince, s’accommode de la misère. Bienvenue dans le troisième monde, celui des abandonnés, des "ONG",  des assistés : les vrais.
Les bâtiments sont écrasés. Certains, tel un château de cartes, se sont empilés dalles de béton sur dalles de béton. Quelques hommes armés de massette et burin cassent peu à peu les blocs énormes. D’autres s’acharnent sur les fers à béton à l’aide d’une simple scie à métaux. Travail quelque peu surréaliste vu l’ampleur du labeur. Les gravats s’accumulent sur les trottoirs puis débordent sur la route pour la boucher partiellement. Pour combien de temps ? Un amas de détritus s’étale par endroit, c’est le rendez-vous des chiens errants et des cochons. Il sera brulé dans quelques jours. Les plastiques et les emballages, jonchent le sol, parfois un employé municipal les pousse de son balai quelques mètres plus loin.
Les parcs et jardins sont devenus de vastes camps où les tentes à touche-touche abritent tant bien que mal des milliers de familles. Abrite c’est à voir ! Sous un soleil de plomb, sous des pluies torrentielles, le quotidien se conjugue avec urgence et fatalisme ou fatalité. Un point d’eau, quelques latrines "provisoires" délabrées, hommes femmes enfants et animaux y vivent une totale promiscuité.
A quelques dizaines de kilomètres de Port Au Prince, la pauvre campagne, les collines râpées et désolées se couvrent de tentes des expulsés de la ville. Là aussi vivent entassés dans le plus grand dénuement des milliers de personnes. Combien ? Qui sait. 
Bien sûr, il y a les enfants ! Dans ce monde hors du monde, on fait des enfants… Dix, parfois beaucoup plus, et trop en tous cas. Une habitude peut être une troublante mécanique… pour servir c’est sûr ! Servir qui ? Servir à quoi ?
Bien sûr il y a la religion ! Chaque soir les harangues des prédicateurs des diverses églises mobilisent une foule de gens prêts à psalmodier et chanter Alléluia
Nous sommes maintenant sur le bord de mer. Ici se détendent les familles des responsables des ONG. On ne se cache pas, on en fait un musée, la résidence des maîtres et leur propriété transformée en un complexe de grand luxe. La nature est luxuriante, le prix des chambres et celui des repas est à l’avenant, nous avons quitté le 3ème monde pour le premier, et nous y avons retrouvé quelques élus.